Commotion cérébrale au soccer

Publié par Joelle Robichaud-Dion pht — le jeudi 07 juin, 2018 à 00:00

Commotion cérébrale au soccer - Évolution Physio

Le hockey et le football sont les sports auxquels on associe habituellement les commotions cérébrales. Mais, qu’en est-il du soccer ?

En réalité, le soccer fait partie du top 5 des activités sportives responsables des commotions cérébrales chez les jeunes canadiens. Cela devrait-il nous surprendre ? Pas du tout étant donné la nature même du sport. Les joueurs de soccer sont vulnérables à différents types de blessure à la tête et au cou incluant lacérations, contusions, fractures et … commotions cérébrales. Dans la majorité des cas, la commotion cérébrale est due à la collision entre deux joueurs parfois de la même équipe. La deuxième cause la plus fréquente est le contact avec le sol.

Et les têtes                                                                  

L’utilisation de la tête pour avancer ou contrôler le ballon est une caractéristique spécifique du soccer. Bien qu’une tête au soccer n’engendre habituellement pas de symptômes commotionnels, est-il possible qu’avec la répétition, une accumulation de petits impacts ait des effets négatifs à long terme ? Quelques chercheurs ont trouvé des changements au niveau du cerveau après des exercices de têtes. Par contre, les effets à long terme de ces changements ne sont pas connus. À ce jour, aucune évidence ne démontre qu’une répétition de têtes au soccer puisse causer des dommages permanents au cerveau. Toutefois, recevoir le ballon en plein visage lors d’une tête peut causer une commotion cérébrale. Le contact de deux joueurs montant pour faire une tête peut également entraîner une commotion cérébrale.

Et la prévention                                                

Est-il possible de diminuer la prévalence des commotions cérébrales au soccer ? Comme dans tous les sports, il est important de respecter les règles et éviter autant que possible les contacts entre les joueurs. Enseigner une technique de tête sécuritaire est essentiel. Finalement, dans tous les cas où une commotion cérébrale est suspectée, l’athlète doit absolument être retiré du jeu et être évalué par un professionnel de la santé formé en commotion cérébrale. Le retour au jeu doit se faire en respectant le protocole par étapes et le contact obligatoirement autorisé par un médecin.

 

Vous souffrez d’une commotion cérébrale, n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec un thérapeute de la clinique Axone. Il pourra vous aider dans votre réhabilitation et planifier un retour au sport sécuritaire. Bonne saison !

www.cliniqueaxone.ca 

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