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En vélo, peut-on être aérodynamique et confortable à la fois?

Publié par Joey Choquette Passarelli pht — le lundi 22 avril, 2019

En vélo, peut-on être aérodynamique et confortable à la fois? - Évolution Physio

En vélo, lorsque nous roulons sur un chemin plat, la résistance majeure à combattre pour gagner de la vitesse est la résistance de l’air. À cela il faut ajouter la gravité, qui devient surtout prédominante lors des montées à haut pourcentage d’inclinaison et le frottement des pneus sur le pavé qui est une résistance mineure. Malheureusement pour ceux qui souhaitent améliorer leur vitesse, plus vous allez vite, plus la résistance imposée par l’air augmente. C’est pour cette raison que, dans l’optique d’un gain de performance, avoir une position aérodynamique est primordial. Il faut tout de même faire attention, car plusieurs erreurs peuvent survenir lors des changement de position visant à obtenir davantage de performance.

 

D’abord, il faut savoir que la position la plus aérodynamique possible n’est pas nécessairement la position la plus optimale pour performer à son maximum. Si on place le cycliste dans une position ultra agressive, mais que celui-ci ne parvient pas à développer autant de puissance que dans une position plus relevée, il est fort possible qu’il ne parvienne pas à atteindre sa performance maximale. De plus, une position plus agressive demande au cycliste une bonne souplesse au niveau entre autres des membres inférieurs. Si le cycliste ne possède pas la souplesse nécessaire pour maintenir la position, il pourrait se blesser et pourrait avoir de la difficulté à maintenir la position tout au long de l’épreuve, ce qui ferait en sorte qu’il passerait une partie de l’épreuve dans une position autre que celle désirée.

 

Lors d’un positionnement en physiothérapie, le physiothérapeute s’assure de prendre en note la souplesse du patient au niveau des hanches, de la chaîne musculaire postérieure et des épaules. Tous des facteurs à tenir en compte afin de pouvoir choisir la position optimale pour le cycliste. Il faut aussi tenir compte de l’épreuve à laquelle le cycliste prend part. Par exemple, la position ne sera pas la même pour une épreuve de 150km que pour un critérium. Il en va de même pour la position entre un triathlon sprint (20km de vélo) ou un triathlon longue distance (180km de vélo).

 

En vélo, c’est souvent lors des descentes qu’on atteint les plus grandes vitesse. Le record est présentement détenu par le cycliste Eric Barone qui a déjà atteint 172km/h lors d’une descente. Vous trouverez ci-dessous une image détaillant l’avantage aérodynamique des différentes positions. 

Avertissement: la plupart de ces positions diminuent la maniabilité du vélo, il faut donc s’assurer de les maîtriser avant de s’aventurer sur les routes dans ces positions.

https://www.velomag.com/actualites/la-position-de-descente-supersonique-de-froome-nest-pas-la-meilleure/

 

En conclusion, oui il est possible d’être à la fois aérodynamique et confortable. Il faut cependant avoir des attentes réalistes quant à sa position finale sur le vélo en fonction de nos facteurs intrinsèques, du type de vélo, du type d’épreuve et d’éviter de vouloir reproduire ce que nous voyons à la télévision. Un physiothérapeute ayant une expertise dans le positionnement de vélo saura vous aider dans l’atteinte de vos objectifs de performance et de confort.

 

Joey Choquette Passarelli

Physiothérapeute certifié Bike PT

Passionné de vélo et de triathlon

 

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